Chronique de “Fallin'” par Daily Rock (11 mai 2017)

 Chronique parue dans  ‘Daily Rock’ le 11 mai 2017

“Fallin'”, nouveau clip de Mumbling Thom
Par Pierric Dayer

Auteur, compositeur, chanteur et guitariste italo-suisse, Mumbling Thom nous fait le plaisir de sortir un nouveau clip, ‘Fallin’. Il s’agit plutôt d’un court-métrage transformé en clip, ou l’inverse.


Accompagnée par sa musique hard-folk, rock chamanique, cette vidéo constitue le premier volet d’une tétralogie consacrée aux violences psychologiques (notamment envers les femmes). Pour ce premier épisode, Mumbling Thom nous emmène dans cette zone obscure où la protagoniste se retrouve aux prises avec un pervers narcissique.

Après son visionnage, on se sent oppressé, et on en sort pas indemne. Mais la grande force dans tout ça, c’est qu’on attend impatiemment la suite. Mumbling Thom nous poussera très certainement loin dans notre propre réflexion sur ce grave sujet actuel, mais ô combien ignoré, même tabou !

Chronique de “Sheltering Skies” par Daily Rock (10 février 2017)

 Chronique parue dans  ‘Daily Rock’ le 10 février 2017

Mumbling Thom – Sheltering Skies
Par Rosa Capelli

Depuis la sortie de ‘Life is a Laugh’ en 2015, Mumbling Thom a suivi son petit bonhomme de chemin le menant irrémédiablement dans des directions qu’il qualifie de shamaniques hard folk. Il revient avec un EP, fruit d’une nouvellle collaboration avec son complice Serge Moratel et vocale avec Diane A.

Cinq titres dont ‘Life is a Laugh’, qui figurait déjà sur son précédent album. Auteur-compositeur, troubadour des temps modernes, surtout sur des titres comme ‘Mantra’ ou ‘Incense’, on sent des influences pop-rock-blues ainsi qu’un travail de maturation à travers les textes et les compos.

Des ballades assez intimistes, un univers personnel décrit par petites touches à la façon des peintres impressionnistes. Une invitation à la réflexion et à l’introspection.

Entretien pour Daily Rock (6 mars 2017)

Entretien paru dans  ‘Daily Rock’ le 6 mars 2017

MUMBLING THOM – Thom Bonbadilom m’a dit
par Rosa Capelli

 

Y a-t-il vraiment un point de convergence entre Mumbling Thom et Tom Bombadil, héros de Tolkien mais aussi d’une chanson d’Higelin, petit homme qui n’en fait qu’à sa tête et trouve les hommes drôlement bizarres ? Je vous laisse seuls juges… Quoiqu’il en soit voici ce que Thom nous a confié.

 

 

 

Pourquoi un EP cinq titres et pas un album ?

Comme je suis un artiste indépendant, je me produis tout seul et un album ça coûte cher. Pour des raisons purement économiques et parce que j’avais envie de travailler plus en profondeur. Il y a plus d’instruments différents que ce qu’on utilise d’habitude et il fallait prendre plus de temps pour travailler et enregistrer ces morceaux.

Parles-nous un peu de l’album et de ce que tu entends par electro-shamanique ?

Shamanique, tout ce qui colore les productions de ce projet est d’inspiration amérindienne, les textes, les rythmes avec un traitement un peu tribal pour les percussions et la basse. Electro shamanique parce l’idée était d’amener quelque chose de nouveau sur ce projet après un projet très rock, parfois même un peu hard-rock sur le premier album, un deuxième pratiquement acoustique donc très folk, et sur celui-ci, on a commencé à travailler les textures electro, avec plus de claviers, plus d’effets. On a beaucoup travaillé les sons des guitares électriques pour les rendre un peu plus datés avec des textures et des sonorités une peu différentes de ce qu’on avait sur les précédents.

Tu dis t’être inspiré de la trilogie Bowie – Eno, tes compos sont indéniablement moins froides, est-ce dû au fait que tu as des racines folk ou parce que tu n’as pas pris assez de coke ? 

C’est vrai que je ne marche pas trop à la coke… Bowie c’est toujours une démarche assez cérébrale, en tous cas sur ces albums-là. Notre manière de travailler avec Morattel est assez intuitive,  on laisse un peu les titres se faire tous seuls. Avec une base très acoustique, donc folk de toute manière, comme je suis à fond dans le rock, on travaille les textures chaudes, je cherche un son assez plein, rond, granuleux, pour qu’on entende aussi les particules d’air entre le micro et l’instrument. C’est une démarche assez différente. La coke, l’héroïne c’est un peu plus Velvet, et un peu moins mon monde !

 Plutôt Bowie à qui tout réussit ou Eno, poète solitaire et mal aimé ?

Tout dépend ce qu’on entend par réussite. Musicalement,  je ne me reconnais pas trop dans l’un et l’autre, ce sont des gens que j’aime bien mais ce n’est pas forcément des artistes auxquels je m’identifie à la base.

 Quels sont les artistes auxquels tu t’identifies ?

Des artistes folk. Rodriguez découvert il n’y pas si longtemps, mais c’est surtout les Who, c’est l’univers de Pete Townsend qui m’a donné envie de faire de la musique et de jouer de la guitare. Je suis plus rock anglais à la Who ou à la Beatles, l’univers d’Eno, de Bowie, de Lou Reed que j’aime par ailleurs beaucoup, est un univers un peu trop poisseux, sombre, froid, pour moi.

Comment as-tu rencontré Diane et comment t’es venue cette idée de l’inviter  ?

C’est un immense coup de cœur, elle a un petit grain de folie très rafraichissant et une grand lucidité sur ce qu’elle fait et elle dégage quelque chose de très paisible et en tant que chanteuse. J’adore sa voix un peu entre Tracy Chapman et Nico. Une très belle découverte en fait.

Les artistes qui collaborent avec toi sont toujours tes invités, ils ne participent pas vraiment à l’élaboration des chansons  ?

La base est toujours très construite mais avec une possibilité d’ouverture. Je fais beaucoup de choses mais pas vraiment tout seul dans mon coin. J’amène le projet, j’enregistre des parties, mais c’est toujours des collaborations. Et du point de vue de la réussite, tout s’est bien passé sur ce projet, les collaborations sont toujours surprenantes. Là, on a eu Benoit Frech, violoniste qui a improvisé en deux heures toutes les lignes de violon qu’on entend sur ‘Incense’. Il y a des choses assez rafraichissantes qui émergent. Je suis toujours émerveillé de ce que les gens amènent et je dirais que tout réussit, même si j’aimerais que le projet décolle un peu plus. 

“Mantra”, chanson de la semaine sur “Leman Bouge” (février 2017)

“Mantra” – chanson de la semaine sur Leman

Bouge.

Mantra

Mumbling Thom, alias Thomas Amacker, est un self made man. Le genre énervant qui fait quasi tout tout seul en jouant de tous les instruments ou presque. Son mélange de pop-folk n’appartient qu’à lui et c’est tout simplement magnifique. «Mantra» est extrait de son EP 5 titres «Sheltering Skies». A déguster sans modération

www.mumblingthom.com

Show-case et entretien – Radio Vostok (2 février 2017)

“On passe à l’Ouest” sur Radio Vostok (02.02.2017)

Show-case et entretien croisé avec Diane A.

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Set-List :

Life IS A Laugh

Mantra

Icing On A Cake

Entretien – Epic Magazine (22 janvier 2017)

“SHELTERING SKIES”, UN NOUVEL EP POUR MUMBLING THOM
par Alice Randegger

Le Genevois Mumbling Thom a sorti la semaine passée son troisième album, un EP de 5 titres : Sheltering Skies. À cette occasion, nous l’avons rencontré pour lui poser quelques questions.

Mumbling Thom est engagé, critique et doté d’un humour acéré. Saxophoniste pendant son adolescence, il découvre la guitare grâce à son frère, qui lui offre une imitation de Les Paul pour ses 18 ans. De fil en aiguille, il se retrouve à jouer dans différents groupes de genres divers et commence à composer, jusqu’au jour où on le pousse derrière le micro. Il se met alors à écrire ses propres textes. Depuis, bien des choses se sont passées. Autodidacte jusqu’au bout des ongles, il s’est aussi lancé dans la réalisation de ses propres clips, et a donné naissance le jour de son anniversaire à un projet qu’il mène pratiquement en autarcie.

Quand apparaît le projet Mumbling Thom ?

L’idée m’est venue il y a 3-4 ans. À la base, je voulais enregistrer un seul et unique morceau le jour de mes trente ans dans le home-studio d’un pote. Au final, nous nous sommes vus sur plusieurs week-ends. J’ai amené d’autres titres et, finalement, nous avons finalisé, ensemble, treize chansons. Les sessions se sont ainsi étalées sur trois ans, très ponctuellement. Mon envie de mener un projet solo est surtout née d’une lassitude des rapports de groupe. À force de me confronter pendant une quinzaine d’années à l’ego des musiciens, j’en ai eu marre. Je me suis dit : « Avec le peu de renommée que nous connaissons, c’est déjà compliqué. Je crois que je préfère faire les choses de mon côté, sans forcément me prendre la tête avec des musiciens fixes. » Du coup, ça se passe d’autant mieux.Qui est-ce qui joue alors, dans ce projet ?

 Tu ne fais quand même pas tout ?

Presque tout ! En tout cas, sur les trois albums qui sont sortis, j’ai enregistré pratiquement tout seul. Concernant Sheltering Skies, j’ai été en charge de toutes les parties guitare acoustique, basse, voix et percus. Le producteur s’est occupé de tout ce qui était habillage sonore, donc un peu de claviers, un peu de guitare électrique aussi. Et nous avons invité quelques musiciens pour « habiller » les arrangements plus spécifiques : un violoniste, une pianiste, un batteur et Diane, qui chante en duo avec moi sur « Mantra ».

 Ça te permet donc de toujours recomposer un groupe pour dire ce que toi, tu veux dire. C’est le groupe idéal en fait ?

Oui, c’est ça ! En studio, les parties que je souhaite enregistrer, si ça ne fonctionne pas, je sais qui blâmer. C’est facile. Et ça me permet aussi de m’associer ponctuellement à des gens que j’aime bien, avec lesquels les rapports seraient peut-être conflictuels sur la durée. Depuis que ce projet existe, rien ne s’est jamais mal passé, que ce soit en studio, pour des tournages, pour la scène…

 Quelles sont tes inspirations pour Sheltering Skies ?

Essentiellement cette philosophie nord-amérindienne qui « colore » presque tout ce que je produis. On la devine dans certains rythmes, dans certaines lignes de voix, dans certains textes. Cet EP sert également de point de liaison entre le premier album, qui était très rock, et le deuxième, qui développe des ambiances très folk. Là, avec Serge Morattel, le producteur, nous avons amené un peu plus d’électro au niveau des textures, dans l’esprit de ce qu’avait testé Bowie dans les années 70, avec sa trilogie berlinoise… ces ambiances à la Brian Eno. Il y a également un morceau qui est presque — je sais que le terme est contre nature — « arabo-klezmer ». Donc voilà, nous avons conservé l’idée de toujours garder cette ligne directrice électro-chamanique en testant des textures ou des sonorités différentes sur chaque titre. Mais ce sont les mêmes voix, les mêmes compos ; cette même dynamique traverse tout le disque.

 Par rapport aux paroles, qu’est-ce qui te fait écrire et chanter en anglais plutôt qu’en français ?

L’anglais n’est pas plus simple à chanter, parce que, n’étant pas anglophone de base, je dois pas mal bosser les textes. Quand j’entends les premières maquettes que j’ai faites, dans les années nonante, ça m’agresse moi-même au niveau de l’accent ! Mais bon, je viens d’un milieu familial où l’on écoutait beaucoup de folk anglo-saxon ou américain, du coup… ça devient plus facile aussi. Si mon enfance avait baigné dans la chanson italienne, j’aurais certainement essayé de chanter en italien. Du moins, j’aurais appris les rudiments pour tenter d’écrire en italien. Je crois que je chante en anglais surtout par pudeur. En tout cas, en Suisse, quand je chante en anglais, la barrière de la langue me permet pas mal de choses : je peux aborder certains sujets un peu plus ambigus, ou parler de ce qui me tient à cœur.

 Et quelles sont donc ces fameuses thématiques ?

L’un des thèmes dominants, c’est l’incommunicabilité entre homme et femme, qui revient souvent. Beaucoup de paroles abordent aussi, pour le coup, la place de la femme dans la société. Il ne s’agit pas des textes féministes, parce que je ne me revendique pas comme tel ; c’est très factuel. On va comparer plus ou moins ce qui est fait pour les hommes, et ce qui existe pour les femmes. Ce sont de simples constats, des portraits de personnes que je connais ou qui m’ont confié des choses dont je peux me servir comme matériau de base, avec leur accord évidemment. L’un des morceaux sur Sheltering Skies parle notamment d’une amie qui a été victime d’agressions homophobes, un autre aborde la question de la maltraitance infantile, donc pas forcément les thèmes qu’on entend dans les chansons rock mainstream. C’est ce qui m’intéresse, c’est ce que j’ai envie d’entendre en général. Et comme je ne l’entends pas souvent, du coup, j’écris là-dessus.

 Et pour la suite ? Tu as déjà de nouveaux projets en route ?

Trois vidéos vont être tournées en mars-avril : Mantra, This Flood Serene et October. Le temps de monter les clips, ça va sortir au compte-goutte en mai-juin. Un EP trois titres en français, prévu pour juin, est déjà enregistré. La pochette est encore en cours de réalisation… Pour la première fois, certains textes ont été pensés en français de manière sérieuse, réfléchie. On est loin de morceaux potaches à la « Oui, oui, j’aime quand tu me dis oui ! » Au niveau des textures, je crois qu’un retrouve la dynamique générale du projet.

 
 
Si cet article vous a donné envie d’aller découvrir l’univers musical de Mumbling Thom, sachez que l’EP Sheltering Skies est uniquement disponible au format digital, ici https://mumblingthom.bandcamp.com/album/sheltering-skies. Notez aussi qu’un show-case, avec Diane A., est prévu le 3 mars à 21h15 au Café communautaire de la maison onésienne. Bonne écoute !
Swiss Music Pop sur TVM3 (27 avril 2016)

Swiss Music Pop sur TVM3 (27 avril 2016)

Interviewé par Peggy Sky Martin

Daily Rock parle de la vidéo “Lonesome” (11 avril 2016)

News parue sur le site de Daily Rock  ( 11 avril 2016)

Un nouveau clip pour Mumbling Thom

Par Jillian Blandenier

Mumbling Thom Promo 2

 

Si le deuxième album de Mumbling Thom, Life Is A Laugh, est sorti en 2015 – on en avait parlé ici – il n’a pas pour autant dit son dernier mot. Tourné cet hiver à Genève, la vidéo de Lonesome est à l’image de la chanson: sombre, délicat et contemplatif, ce conte moderne sur la solitude nous emmène avec lui dans l’univers du Genevois. C’est beau, c’est folk, c’est apaisant, c’est à découvrir ici:

 

 

 

L’Artpigiste parle de “Lonesome” (7 avril 2016)

Chronique sur le site de l’Artpigiste (7 avril 2016)

Mumbling Thom – Lonesome

écrit par Joram

Lonesome L’Artpigiste vous avait présenté le Genevois Mumbling Thom avec son titre “White Sage”, on le retrouve aujourd’hui dans une posture très folk et presque totalement acoustique avec ce   “Lonesome” qui vient nous interroger sur notre rapport à la solitude. Et là où la magie opère, c’est qu’il est possible même pour les non-anglophones de comprendre de quoi il s’agit, en se laissant tout simplement porter par la musique et la voix.

L’Artpigiste parle de “White Sage” (22 février 2016)

Chronique parue sur le site de l’Artpigiste (22 février 2016)

Mumbling Thom – White Sage

écrit par Joram

White SageWhite Sage est typiquement le genre de titre qui plaît à l’Artpigiste pour débuter sa semaine, une musique aux fortes influences folk rempli d’optimisme et d’ondes positives, ce n’est peut-être pas pour rien que Mumbling Thom se classe également dans la catégorie rock chamanique, car c’est vrai que sa musique nous fait du bien. Et à vous aussi certainement, alors ne vous faites pas prier.

Entretien sur Rhône FM (octobre 2015)

“Studio 4”, une émission présentée par Lucie Guex

Un entretien diffusé en 5 parties du 12 au 16 octobre 2015.

Nous vous proposons d’écouter les deux premières émissions ici :

Choix de l’instrument et philosophie du projet “Mumbling Thom”

(émission du 12 octobre 2015)

 

Présentation de l’album “Life Is A Laugh”  (émission du 13 octobre)

 

“Life Is A Laugh” – album de la semaine sur Leman Bouge (2 mai 2016)

“Life Is A Laugh” – album de la semaine sur Leman Bouge.

Derrière Mumbling Thom se cache un artiste simplement doué. «Life Is A Laugh» est son deuxième opus en solitaire. Comme pour le précédent, le Genevois a quasiment tout joué et chanté seul. Ce qui, non seulement n’est pas donné à tout le monde, mais l’est d’autant plus lorsque l’on se passe d’électronique et l’on propose un folk teinté de soul particulièrement séduisant. Un plaisir ne venant jamais seul, Thomas Emmanuel Amacker, de son vrai nom, sera sur la scène du P’tit Music Hohl vendredi 6 mai dans le cadre du P’tit Rock Fest.

www.mumblingthom.com

Chronique “Life Is A Laugh” par Daily Rock (29 juin 2015)

 Chronique parue dans  ‘Daily Rock’ le 10 février 2017

Mumbling Thom – Life Is A Laugh
Par Rosa Capelli

Thom est un bougillon, il a participé à de multiples projets musicaux, dont un power trio appelé Black Ananda avec qui il avait sorti un EP. Depuis, il s’est assagi et c’est en solo qu’il a décidé de continuer son chemin. Il avait déjà sorti un album solo éponyme en 2013, et il récidive avec ‘Life is a Laught’. Délaissant un peu l’électronique au profit du folk, tout en restant accessible avec des sonorités pop qui donnent le tempo et un peu de pêche à l’ouvrage annoncé comme du folk shamanique. C’est que l’auteur multi-instrumentaliste accorde beaucoup d’importance aux textes, qu’il a toujours écrits lui-même. Un album qui parle d’amour déçu évoquant une rupture amoureuse. Fiction ou réalité ? Une belle façon de tourner la page. Et s’il fallait ne retenir qu’un titre, alors ce serait ‘Grow old Together’. 

Mumbling Thom

Life Is A Laugh
Black Hills
www.mumblingthom.com

Entretien sur Radio Vostok (décembre 2013)

Entretien sur Radio Vostok (décembre 2013)

Mumbling Thom promo 1

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

Entretien paru dans ‘Daily Rock 63’ (décembre 2012)

Entretien paru dans ‘Daily Rock 63’ (décembre 2012)

Mumbling Thom, la sincérité avant tout
par Rosa Capelli

Patiemment mûri, ce premier album éponyme présente une trame très personnelle, entre folk, jazz et blues sur un canevas rock.

Mumbling Thom promo 1

Drôle de démarche de se lancer dans un CD tout seul?


C’est de l’ordre du purement esthétique. J’avais déjà joué dans des groupes, notamment d’acid jazz, mais dans les groupes, il y a souvent des problèmes d’ego. J’ai eu l’impression qu’à chaque fois mon projet m’échappait un peu. Du coup, j’avais vraiment envie d’avoir le contrôle de A à Z, avec un ingé son qui me conseille, pas quelqu’un qui me dise comment chanter, une collaboration bienveillante dans un but précis, défini au préalable.



C’est un boulot de dingue, tu as bossé comment?


Mon dernier groupe a splitté en 2005 et je l’ai assez mal vécu. Pendant plusieurs années, j’ai tout laissé tomber. Et puis j’ai réécouté une vieille démo et j’ai trouvé que ce n’était pas si mal. J’avais déjà sept à huit morceaux que j’aimais bien. J’en ai composé deux trois au cours des deux dernières années. J’ai un copain qui m’a proposé d’enregistrer ces titres parce qu’il voulait tester son matériel. Après, on s’est dit pourquoi ne pas continuer. Un week-end on faisait l’acoustique, un week-end les basses et ainsi de suite. Ça s’est fait au fur et à mesure pendant deux ans et demi. Je voyais ça comme un projet pictural, auquel on rajoute une couche après l’autre. J’avais envie que ce soit un voyage musical, pas simplement un album de rock.



On sent beaucoup d’influences, tu écoutes quoi ?


Folk, metal, hip hop. J’aime ce qui repousse les limites du genre et j’aime quand il y a une recherche.


Le fait d’avoir joué du jazz, c’est un bon background, ça ouvre des portes ?


A l’adolescence, je me suis pris une grosse baffe avec King Crimson, même si, parfois, c’est un peu trop cérébral à mon goût. Il y a trois types de musiciens: le faiseur, qui veut réussir et suit le courant, l’artisan qui a une idée de l’objet qu’il veut fabriquer mais va le faire avec cœur et l’artiste, qui se laisse porter parce qu’il n’a aucune idée de ce qu’il va faire au départ. Je me verrais plutôt dans la troisième catégorie.


Il y a un gros retour au folk ces temps, c’est un besoin de retourner aux sources ?


Il y a un effet de mode, sûrement parce qu’on surfe sur un courant écolo. Il y a aussi un besoin de retour à quelque chose de plus simple et vrai. Avec la musique trop formatée, on perd le côté humain. De plus, j’aurais de la peine à construire un morceau sans guitare acoustique.

Chronique de l’album parue dans ‘Daily Rock 62’ (novembre 2012)

Chronique de l’album parue dans ‘Daily Rock 62’ (novembre 2012)

Mumbling Thom – Mumbling Thom (Black Hills)
par Rosa Capelli

Eponymous CoverLe premier album éponyme de Mumbling Thom va sans doute en surprendre plus d’un. En effet, on se laisse emporter sans résistance par des compos hyper bien foutues, surtout si l’on considère qu’il s’agit là de la première oeuvre de cet atypique romand. Pour l’occasion il s’improvise homme à tout faire et joue de tous les instruments hormis la batterie. Des textes en anglais (sauf ‘Calisto cocktail’) portés à merveille par la belle voix rauque du Thom. On sent une trame bien rock derrière chaque chanson avec des influences bluesy et folk comme sur ‘Newton’s Apple’. On imagine en amont un travail en profondeur et c’est exactement le mot qui colle à cet album, aucune superficialité, on est dans quelque chose de recherché mais pas chiadé. Un vrai coup de coeur qu’on vous conseille sans hésiter.

Note : 3/4